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Compte rendu de l’Assemblée de rentrée du 09 octobre 2007

Le proviseur Nouha Cissé a commencé d’abord par souhaiter une bonne rentrée scolaire à tous les enseignants puis la bienvenue aux nouveaux affectés dans l’établissement.
M. Cissé a ensuite informé l’assemblée des départs de :
- M. Ousmane Sall professeur de lettres, promu proviseur du lycée de Diégoune dans le département de Bignona. Le proviseur a salué la longévité de M. Sall dans le lycée car il y a enseigné sans discontinuer depuis 1976.
- M. Momar Diongue professeur de lettres, affecté à Rufisque.
- M. Cheikh A. Tidiane Fall professeur de S.V.T. mis en position de stage à la FASTEF (Faculté des Sciences et Techniques de l’Education et de la Formation).
- M. Ibrahima Diatta, nouvellement affecté comme professeur de Math est lui aussi mis en position de stage à la FASTEF.
- M. Mouhamadou Habib Diallo professeur d’anglais, admis à faire valoir ses droits à la retraite. M. Cissé lui rendu un vibrant hommage pour « la sagesse dont il toujours fait montre chaque fois que le lycée traversait des moments difficiles». M. Diallo a été, a-t-il ajouté, « un médiateur avisé en plusieurs occasions, conseiller pour bon nombre d’entre nous… il va vraiment nous manquer ».
- MM. Garba Bâ et Mamadou Ndiaye, tous deux surveillants de la zone de Terminales, admis à faire valoir leurs droits à la retraite.
Contre ces nombreux départs, il y a peu d’arrivées. Par exemple, sur les huit postes vacants en mathématiques, il n’y a que deux pourvus ce qui perpétue le déficit chronique des professeurs de math au lycée Djignabo.
Revenant sur l’année 2006/2007, le proviseur a salué le travail « remarquable »des professeurs « malgré les conditions difficiles » : grèves répétées, effectifs pléthoriques (entre 50 et 80 par classe, avec une pointe de 93 élèves dans une classe de Terminale L. Toutefois, les résultats au baccalauréat ont été meilleurs par rapport à l’an 2005/2006 : 51,67% contre 47,12% l’an dernier.

La situation des personnels est marquée par la permanence du déficit chronique en personnel enseignant notamment en mathématique et en espagnol. Le proviseur a révélé que sur les 13 professeurs de math ayant officié l’an dernier au lycée, 6 seulement sont effectivement en service à Djignabo, 7 nous viennent des collèges de la ville, pour effectuer des compléments horaires ou des heures supplémentaires, ceux du lycée étant largement surchargés. Aussi le proviseur a-t-il tenu à « remercier et féliciter publiquement ces enseignants pour les sacrifices consentis : 30 heures par semaines dans des classes pléthoriques… ».
Quant aux structures, le lycée comptera cette année 79 classes pédagogiques que le censeur M. Ferdinand Sarr explique d’une part par le surflux d’élèves orientés à Djignabo en 2006/2007, d’autre part par le taux de passage assez élevé de secondes en premières. Et comme il y a 66 classes physiques 13 vont être des classes nomades, d’où la volonté de l’administration de réhabiliter l’ancienne bibliothèque et un entrepôt pour en faire deux salles de classe supplémentaires.

En ce qui concerne les recommandations pour cette année 2007/2008, M. Cissé a demandé :
- Une évaluation plus suivie malgré les effectifs assez importants. Chaque élève doit avoir deux notes de devoirs avant la fin janvier.
- La gestion des notes de devoirs et composition dans la base de données, car cette année il n’y aura pas de registres et donc pas de gestion manuelle souvent sujette à beaucoup de problèmes. A ce niveau le proviseur a rendu un vibrant hommage aux partenaires de Humtec pour leur – déjà - longue et fructueuse collaboration.
- De veiller à la bonne application de la mesure concernant le port obligatoire de la tenue scolaire.
- Le respect plus scrupuleux du temps de travail : « veiller à entrer et sortir à l’heure, surtout après la récréation de 10heures à la suite de laquelle régulièrement plusieurs professeurs rentrent tardivement en classe.
- La fin des cours de renforcement dispensés à ses propres élèves. Le proviseur a dénoncé les professeurs qui prennent leurs propres élèves en cours de renforcement, car il y a des relents de discrimination fondée sur la capacité financière des élèves – et leurs parents - à se les payer. Cela, a-t-il ajouté, remet en cause le principe d’égalité des élèves dans la même classe.

Enfin le proviseur est revenu sur un certain nombre de partenariats en cours ou en perspective. D’abord sur un programme Connecting Classrooms impliquant la Grande Bretagne et certains pays africains comme l’Uganda, le Malawi et bien sûr le Sénégal… Ensuite concernant la visite d’une délégation de Wheelock College des Etats Unis en mai 2007, M. Cissé a estimé que c’est un partenariat qui se cherche et qui reste à définir. En tout état de cause, le proviseur a invité tout le monde à se mobiliser autour de ses partenariats pour leur réussite dans l’intérêt de lycée Djignabo et l’école sénégalaise en général.
Dans le débat qui a suivi les interventions du proviseur et du censeur, les réactions ont tourné essentiellement autour de trois points :
- Les problèmes de gestion des vacances des cours au lycée. Certains professeurs ont déploré des « vacances inappropriées voire intempestives des cours » pour des raisons diverses sans que les enseignants soient informés à tant pour qu’ils puissent prendre leurs dispositions, notamment dans la programmation des devoirs. Il y a également des manifestations organisées pendant les heures de cours, dans l’enceinte du lycée, qui créent d’énormes désagréments.
- La discipline des élèves notamment le problème récurrent de l’absentéisme et des retards. Les professeurs ont estimé qu’il n’y a pas assez de rigueur dans la gestion de cette question : des élèves totalisent un nombre impressionnant d’heures d’absences et de retards sans être inquiéter.
- Sur les heures supplémentaires, les professeurs s’inquiètent du manque d’information autour de la question. Jusqu’à ce jour on se demande si l’Etat les a comptabilisées, le cas échéant, sur la base de quel crédit horaire les a on calculées, 18 ou 21 heures. Il y a à ce niveau une potentielle source d’agitation légitime au cours de l’année.

Dans ses réponses l’administration (proviseur et censeur) a promis de remédier, en collaboration avec les surveillants, aux manquements soulevés par les professeurs. Pour ce qui est des heures supplémentaires le proviseur a reconnu que c’est un problème national qui relève de la hiérarchie, et que lui-même l’a compris quand, ayant interrogé la responsable chargée de la question au Ministère de l’Education, il s’est vu répondre qu’aucun dossier d’heures supplémentaires d’aucun établissement sénégalais n’a été traité.
L’Assemblée générale de rentrée s’est terminée par l’élection des huit membres représentants des professeurs au Conseil de Gestion du Lycée.

Synthèse par Y. DIATTA

 

 

 

 

 



 

 

 

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